Le PER est souvent utilisé en fin de carrière pour préparer sa retraite tout en bénéficiant, sous conditions, d’une déduction des versements du revenu imposable. Cet avantage fiscal évolue toutefois pour les épargnants âgés de 70 ans ou plus.
L’administration fiscale a commenté le 10 août 2026 les mesures issues de la loi de finances pour 2026. Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués sur un PER par un titulaire âgé d’au moins 70 ans ne donnent plus droit à l’avantage fiscal à l’entrée.
Cette nouvelle règle concerne les différents types de versements pouvant être effectués sur le PER : versements volontaires, versements obligatoires et sommes issues de l’épargne salariale bénéficiant d’une exonération.
Le traitement fiscal au moment de la sortie est en revanche adapté. Les prestations correspondant à ces versements sont désormais soumises au régime applicable aux versements volontaires qui n’ont pas été déduits du revenu imposable. Ainsi, lorsqu’elles sont versées sous forme de rente, elles relèvent du régime des rentes viagères à titre onéreux. En cas de sortie en capital, la fraction correspondant aux versements eux-mêmes est exonérée d’impôt sur le revenu.
Autre évolution à connaître : les plafonds de déduction non utilisés pourront désormais être reportés pendant cinq ans, contre trois auparavant. Cette mesure s’applique à compter de l’imposition des revenus de 2026.
Pour les personnes de 70 ans ou plus, l’intérêt du PER doit donc être réexaminé. Une stratégie consistant à effectuer des versements en fin de carrière principalement pour réduire son revenu imposable perd en effet une partie de son intérêt. Le choix peut néanmoins dépendre d’autres objectifs, notamment de la préparation de la retraite, de la transmission du patrimoine ou des modalités de sortie envisagées.
Avant d’effectuer un versement sur un PER après 70 ans, il est donc important de comparer l’intérêt fiscal, désormais différent, avec les objectifs patrimoniaux recherchés.