Découvrez le témoignage de Julie Beraut, content manager indépendante.

freelance

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis rédactrice de contenu web freelance sous le statut micro-entrepreneur.

Mon domaine d’activité concerne les besoins en communication digitale des entreprises et plus particulièrement en rédaction web, à savoir : création de contenu SEO des pages web, articles de blog, création de publications pour les réseaux sociaux, contenus de newsletters.

Mon rôle est d’intervenir dans la stratégie éditoriale d’un projet web en définissant avec le client une ligne éditoriale pour ses textes, afin de rédiger pour être visible sur les moteurs de recherche, mais également de fournir à ses utilisateurs du contenu intéressant et pertinent pour répondre à leurs attentes.

Je vis dans la région de Bordeaux et j’exerce mon travail depuis chez moi ou depuis des espaces de coworking ou cafés avec wi-fi. Les entreprises avec lesquelles je travaille se situent à Bordeaux, mais je peux très bien avoir des clients dans toute la France.

 

Pourquoi avez-vous choisi l’entrepreneuriat au salariat ?

Après ma formation en webmarketing, j’ai passé une année à chercher un travail en salariat. J’ai postulé à pas mal d’offres d’emploi, mais je me suis vite rendue compte que la tâche serait compliquée car il y a trop de candidats pour peu d’offres dans mon domaine de compétences et dans ma région. Les candidatures spontanées n’étaient pas dans le bon timing non plus et malgré mes relances rien de concret derrière. Finalement j’ai réussi à décrocher le super job (sur le papier) mais dans la réalité c’était tout autre.

Alors, la question de l’entrepreneuriat s’est posée comme une évidence suite à cette expérience. Je me suis dit « Ok Julie, tu sais que le chemin va être parsemé d’embûches et que le temps compte. Pourquoi ne pas être freelance ? Tu vas certainement passer du temps à trouver tes clients, certes, mais après tout tu le feras pour toi et tu seras libre dans ton travail ».

Ce mot « libre » revient souvent quand je discute avec d’autres freelances à Bordeaux et ailleurs. Le fait de pouvoir décider de sa stratégie commerciale, de créer ses prestations, de fixer sa tarification en fonction des bénéfices qu’on souhaite percevoir, de construire son expertise permet derrière de choisir les entreprises qui correspondent à nos envies, de rencontrer des professionnels qui nous ressemblent et surtout qui ne vont pas nous bloquer dans notre créativité et dans le déroulement du travail. Être libre c’est avoir la chance de décider à quel moment on veut travailler et de quelle manière on va le faire. Parfois, on ne compte pas nos heures et le rythme de travail peut être soutenu, mais ça il faut en avoir conscience dès le départ. Qu’on soit freelance ou en SARL, SAS, SASU, en fait on travaille pour soi et on est libre d’organiser notre temps de travail comme on peut et comme on veut.

 

Quels sont les conseils que vous pourriez donner à quelqu’un qui souhaite créer sa boite ?

En premier lieu, je dirais à cette personne de bien se connaitre et de se focaliser sur son ambition et sur le sens qu’elle veut donner à sa vie. Je lui conseillerais de faire des enquêtes sur le terrain auprès d’entreprises ciblées pour appréhender son marché potentiel et de rencontrer d’autres freelances pour avoir des retours d’expérience et des conseils solides.

Je lui dirais de ne pas trop se poser de questions, sinon on ne fait rien, d’aimer un peu le goût du risque et de se dire qu’il n’y a pas d’âge, ni de genre, ni d’idées préconçues pour devenir entrepreneur. De chercher des sources de motivation ailleurs, au-delà des frontières, pour s’inspirer et se dire que rien n’est impossible.

D’assister à des meet-up, conférences, ateliers, tables-rondes, salons, soirées networking pour créer un réseau et pour apprendre à parler de soi et de son projet. D’être acteur également dans son réseau et de se mettre en avant en co-organisant des événements. Aussi, de se rapprocher des clubs d’entreprises de sa ville et associations d’entrepreneurs pour être visible.

Les indépendants n’y pensent pas forcément, surtout nous ne sommes pas bien informés, mais il existe aussi un budget alloué par les OPCA pour se former tout au long de l’année ! C’est important de se renouveler dans ses compétences car rien n’est figé aujourd’hui, et certaines formations vous apprennent à diriger et gérer votre entreprise sur les questions de : financement, comptabilité, gestion du temps, commercialisation, communication, prospection, etc.

 

Quelles ont été les difficultés que vous avez rencontrées lors de la création de votre entreprise ?

La première difficulté pour moi a été de me sentir légitime par rapport à mon nouveau statut d’entrepreneure. J’ai eu des doutes sur ma capacité à entreprendre, sur ma crédibilité vu mon manque d’expériences, etc. Je me suis fait aider par une coach professionnelle. J’ai fait table rase de mon passé, de mes peurs, de mes croyances limitantes, du syndrome de l’imposteur et du regard des autres. Cette phase de concertation et de questionnement a été essentielle pour me re-construire et débuter mon activité.

La deuxième difficulté a été de construire mon offre de services et ma tarification. Grâce aux conseils d’autres freelances, j’ai réussi à dépasser ce blocage et à créer mon offre.

Ensuite, la prospection commerciale. Clairement ce mot me fait fuir et je ne pense pas être la seule ! Mais il faut bien en passer par là pour se montrer visible et trouver ses premiers clients ! Là aussi c’est une étape cruciale car ce n’est vraiment pas évident et on n’a pas les codes. Le réseau compte énormément, c’est pour cela que je conseille à tous les nouveaux entrepreneurs de sortir de leur tanière et d’arrêter les mails ou coups de téléphone ! Ça ne fonctionne plus comme ça aujourd’hui. Il faut passer par des recommandations pour décrocher une mission, et pour être recommandé par quelqu’un eh bien il faut d’abord la rencontrer cette personne et apprendre à se connaître mutuellement pour instaurer une relation de confiance.

Pour gagner la confiance d’un ou d’une professionnelle, il faut proposer de bons échanges de procédés au tout début. Exemple : je rédige deux articles de blog ou je donne des conseils sur la stratégie éditoriale et en échange la personne crée mon logo ou ma carte de visite. De cela, découle un lien de confiance entre les deux et la recommandation auprès de tierces personnes de chacun des réseaux professionnels de ces deux personnes.

 

Quels ont été vos plus beaux moments ?

Mes plus beaux moments ont été : ma première mission et le retour satisfaisant de mon premier client. C’est à ce moment-là que je me suis dit « Ok maintenant fonce ! ».

 

Quel est votre point de vue sur l’entrepreneuriat de manière générale ?

Mon point de vue sur l’entrepreneuriat de manière générale est qu’il n’est pas évident de se lancer car cela vient poser beaucoup de questions sur les inconvénients du statut et sur la faisabilité du projet. Aussi, pour beaucoup de travailleurs salariés, devenir entrepreneur leur fait peur puisqu’ils ne veulent pas perdre leurs avantages et ont peur d’échouer.

Je pense que des programmes d’enseignement à la création de projet et d’entreprise devraient être instaurés systématiquement dans les établissements scolaires publics et privés et ce dès le lycée. Cela permettrait aux jeunes générations de connaitre autre chose que l’enseignement théorique et les examens. Car dans la vraie vie, la pratique est la seule chose qui vient construire notre expérience professionnelle.

 

Quels sont les avantages à entreprendre à Bordeaux ?

Bordeaux est devenue depuis quelques années une ville très attractive, économiquement parlant, et je suis très satisfaite à ce niveau-là. Les entreprises se tournent de plus en plus vers les travailleurs indépendants car elles sont amenées à migrer de plus en plus. C’est le cas de Bordeaux Métropole. De beaux noms du fleuron de la technologie, du numérique, de l’aéronautique, de l’immobilier et du tourisme ont fait le choix de venir s’implanter ici. Les opportunités professionnelles ne manquent pas et je crois qu’il y a de la place pour tout le monde si chacun se démarque à sa manière 😉

Logo

 

Julie Beraut
https://commundeclic.com/

 

Merci Julie pour ce retour d’expérience !

Vous souhaitez cultiver votre réussite ?

Recevez les invitations du club Fidaquitaine, nos actualités, conseils et témoignages pour entrepreneurs avec notre newsletter :)

Je m'abonne !